Huile végétale attention danger

Cabinet Santé plus

Céline Bonvin

Thérapeute agréée ASCA


Nutrition-nutrithérapie - médecine orthomoléculaire, spécialisation médecine environnementale

Aromathérapeute

Huile végétale attention danger




Huile végétale bromée


Je tenais à vous parler de l’huile végétale bromée.


Cette huile fait partie des additifs, elle porte le numéro E443. Elle est utilisée en tant qu’émulsifiant et stabilise les produits dans lesquels elle se retrouve.

Sa composition est simple, on utilise une huile végétale, à laquelle nous ajoutons du brome, un élément chimique naturel. Le brome sert à contrôler sa densité. a Ce n’est donc pas à proprement parler une vraie huile végétale, mais elle est présentée de cette façon au public non averti.

Elle comporte des effets indésirables, néfastes pour la santé. Nous pouvons retrouver après ingestion chronique des résidus dans le cerveau et le foie. Elle est devenue un poison pour l’homme, des dommages peuvent apparaître dans des organes tels que le foie, les reins, les poumons, elle peut également provoquer un dysfonctionnement de l’estomac et du système gastro-intestinal. b


Chez les animaux nous avons constaté une altération de l’ADN, des problèmes nerveux et un risque augmenté de cancer. b


Je suis sûre que vous n’avez jamais entendu parler de Sarah Kavanagh, une jeune fille très courageuse qui a déposé en 2012 une pétition sur le site Change.org. Elle incrimina Pepsi pour avoir commercialisé Orange Gatorade, qui contient de l’additif E443.


Elle maintenait que « l’huile végétale bromée n’est pas indispensable à la fabrication de cette boisson énergisante, puisque l’E443 est interdit en Europe et au Japon et qu’il la commercialise également sans cet adjuvent» et « qu’il y a suffisamment d’informations contre cet ingrédient pour que des pays entiers l’aient interdit ». c


En effectuant des recherches sur internet, elle découvrit que cet additif servait à empêcher les saveurs de se séparer, et que les personnes qui en consommaient en grande quantité pouvaient souffrir de trouble nerveux selon un article de la revue scientifique « Scientific American » datant de décembre 2012 e. d

En mai 2014, enfin les différents journaux nous annoncent que Pepsi a retiré la substance incriminée de toutes ses boissons et l’a remplacée par de l’acétate isobutyrate de saccharose.


Mais Sarah ne s’arrête pas en si bon chemin et embraye sur le géant en son genre Coca-Cola, qui s’empressa d’annoncer que l’ensemble de ses boissons devrait exclure l’ingrédient litigieux d’ici à la fin de l’année (2014). La marque Américaine précisa néanmoins que toutes leurs boissons contenant de l’huile végétale bromée sont sûres et l’ont toujours été. Ils se sont conformés à la législation des pays où elles sont vendues et que leur décision n’avait rien à voir avec la pétition découverte sur internet, que de toute façon ils allaient effectuer le travail afin d’uniformiser leur production mondiale. f


 

Coca Cola s’apprête donc à imiter son concurrent de toujours en remplaçant l’E443 par de l’acétate isobutyrate de saccarose ou de l’ester de glycérol de colophane (utilisé dans les chewing-gums). f


Maintenant est-ce que ces deux additifs sont meilleurs ? Pas sûr. Une rapide recherche sur internet nous montre que l’acétate isobutyrate de saccarose serait sans danger à faible dose et que le seuil serait vite atteint. Ce qui amènerait un risque de surpoids au consommateur non averti. g


Par contre pour l’ester de gycérol de colophane, j’espère que le porte-parole ou le journaliste s’est trompé dans la dénomination du nom, car ce produit (E915) est un toxique, un irritant et un allergisant. Je pencherais plus pour le E445 l’esther glycérique de résine de bois qui est effectivement utilisée dans les chewing-gums et boissons. Pas très sûr lui non plus, car à des prises élevées il peut perturber l’équilibre calcium/phosphate, donner des maux de tête, des nausées, des vomissements, de la déshydratation, des diarrhées, il peut aussi engendrer de la soif, des étourdissements et de la confusion mentale. Mais il est autorisé par nos autorités. h



ahttp://www.les-additifs-alimentaires.com/E443-huile-vegetale-bromee.php

bhttp://www.lenntech.fr/francais/data-perio/br.htm

chttp://www.lefigaro.fr/societes/2014/05/06/20005-20140506ARTFIG00365-coca-cola-bannit-un-ingredient-sous-la-pression-de-consommateurs.php  journal le Figaro « Coca-Cola bannit un ingrédient sous la pression de consommateurs » du 07/05/2014

dhttp://www.levif.be/actualite/international/la-victoire-d-une-adolescente-contre-pepsi-et-coca/article-normal-28015.html

ehttp://www.scientificamerican.com/article/soda-chemical-cloudy-health-history/

fhttp://www.levif.be/actualite/international/la-victoire-d-une-adolescente-contre-pepsi-et-coca/article-normal-28015.html  journal le Vif « La victoire d'une adolescente contre Pepsi et Coca » du 08/05/2014.

ghttp://www.additifs-alimentaires.net/E444.php

hhttp://www.additifs-alimentaires.net/E445.php

 




Huile de palme


L’huile de palme est à ne pas confondre avec l’huile de palmiste qui est tirée du noyau. L’huile de palme est extraite par pression à chaud de la pulpe des fruits du palmier à l’huile. Elle se récolte sur un arbre manuellement sans détruire celui-ci, comme on récolterait une pomme sur un pommier. Cette plante est connue et plantée depuis des milliers d’années en Afrique essentiellement, elle peut s’adapter à beaucoup d’environnement. Comparé à d’autres huiles végétales, on peut produire beaucoup en quantité sur une surface donnée, à contrario avec d’autres oléagineux, environ 7 fois à 8 fois plus.


Son principal composant est l’acide palmitique, un acide gras saturé qui est bon pour la santé à petites doses, car il est une excellente source d’énergie pour nos cellules. En surconsommation par contre, l’acide palmitique est néfaste pour la santé, il augmente les risques cardiovasculaires. b


Elle est aujourd’hui très controversée. Nous nous mettons à l’affut  dans les supermarchés pour trouver des aliments dépourvus de celle-ci, ce qui est devenu très dur car le nom la mentionnant est  caché tout simplement en « huile végétale ». Pourquoi en faire la chasse ? Et bien simplement parce que nous devons en consommer à petites doses, mais comme nous retrouvons l’huile de palme dans tous les aliments préparés, les chips, les croûtons, soupes lyophilisées, pâtes à tartiner, biscuits, lait pour bébé, sardines en boîte et encore beaucoup d’autres, du coup nous en surconsommons. c L’huile de palme est principalement utilisée dans l’agroalimentaire (80%), jusqu’à 20% par l’oléochimie pour les cosmétiques par exemple et seulement 1% pour le bio diesel.


Pourquoi les industriels ont remplacé les graisses animales par de l’huile de palme. Car les graisses animales sont trop chères et difficiles à travailler, ils les ont donc remplacé par de l’huile hydrogénée, mais ceux-ci ont quand même remarqué qu’elle contenait beaucoup d’acide gras trans, ce qui pouvait amener à des problèmes cardio-vasculaires comme précédemment.


Ils se sont alors tourné vers l’huile de palme qui a des caractéristiques idéales pour eux :


  • Reste solide à température ambiante ce qui permet de limiter l’emploi de graisses hydrogénées
  • Est plus stable à la cuisson
  • A un goût neutre une fois raffinée
  • Permet une bonne conservation du produit fini
  • Est la moins chère du monde
  • Offre une bonne résistance à l’oxydation


Les industriels par contre ne font pas cas des 50 % d’acides gras saturés que contient l’huile de palme, alors que nous savons pertinemment depuis de nombreuses années que cet acide gras est une source d’augmentation du cholestérol LDL, qui représente un haut facteur de risque pour les maladies cardiovasculaires.


La plus mauvaise des huiles de palme serait que celle-ci soit hydrogénée, là les acides gras trans apparaissent. Car naturellement, l’huile de palme ne contient pas d’acides gras trans, c’est le fait de l’hydrogéner qui fait modifier son acide gras. Et nous avons déjà vu que non seulement le taux de cholestérol LDL augmente, mais le taux de cholestérol HDL diminue à son apparition, c’est donc très très mauvais.


L’huile de palme brute est très riche en caroténoïde, d’où sa couleur rouge. En effet, elle contient 500 à 2'000 mg/kg d’huile de caroténoïde, contre seulement environ 100 mg/kg dans les autres huiles végétales. Afin de lutter contre les carences en vitamine A, car les caroténoïdes en sont les précurseurs, beaucoup de pays d’Afrique s’en sont servi. Mais il est à noter que les caroténoïde disparaissent lors du raffinage de cette huile. Ce que ne manque pas de faire les industriels.


Le gros point noir est sa culture. En effet, cette huile pousse dans des climats chauds et humides les principaux producteurs sont l’Afrique, l’Indonésie et la Malaisie. La déforestation pour obtenir des champs cultivables par feux de forêts produit une quantité inimaginable de CO2, ce qui peut avoir des conséquences dramatiques sur le climat et n’oublions pas la diminution de la population d’orang-outangs, voir prochainement son extinction si on continue à diminuer son habitat.


Des compagnies telles que Nestlé ou Unilver travaillent avec des associations pour mettre en place des systèmes de culture durable. Unilver s’engage même à obtenir de l’huile de palme à 100% certifiée agriculture durable d’ici à 2020. e


En tant que nutritionniste, j’estime qu’une consommation à petites doses d’huile de palme, ne peut pas occasionner de gros problèmes de santé. Si bien entendue elle n’a pas été hydrogénée. Par contre c’est à nous, consommateur, de faire la part des choses, est-ce que je consomme pratiquement que des plats déjà préparés ? Trop de biscuit ? Trop de produits transformés ? Si oui, faite attention à acheter certains produits sans huile de palme, de cette manière vous ferez pencher la balance du bon côté ou vous en approcherez. Pour reconnaître l’huile de palme sur une étiquette, malheureusement ce n’est pas si facile que cela. La plupart du temps, il est indiqué « huile végétale ». Dès que vous voyez cette mention, vous pouvez être sûre à 98 % que c’est de l’huile de palme, c’est normale, le fabricant utilise l’huile la moins chère afin d’obtenir un bénéfice plus grand. Vous pouvez être sûre que si un industriel aurait utilisé une huile de colza ou une huile d’olive, se serait indiqué en grand sur le paquet !



a  fr.wikipedia.org/wiki/Huile_de_palme

b sante-medecine.commentcamarche.net/faq/17108-acide-palmitique-definition

c sboisse.free.fr/planete/environnement/huile-de-palme-danger.php

dwww.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/Fiche.aspxdoc=huile_de_palme_nu

e www.unilever.ca/fr/modedeviedurable/sustainablesourcing/





 

 Huile de lin


Cette huile est issue des graines de sa plante « le lin » et donne son nom à la famille des omégas 3, l’acide linolénique. Quand le bassin Méditerranéen ne jure que par l’huile d’olive, les populations septentrionales d’Europe eux ne jurent que par l’huile de lin. Ces populations lui accordaient une très bonne cote parce qu’elle a le très grand avantage de procurer un apport important d’omégas 3 et un apport faible en omégas 6. D’ailleurs le docteur Kousmine en parle beaucoup et l’utilise fréquemment, car pour elle, l’huile de lin lutte contre les maladies dégénératives, ce qui est normale, vu sa teneur en oméga 3.


Depuis 1908, l’huile de lin est exclusivement réservée à une production technique en France, tandis qu’en Allemagne celle-ci est autorisée à la consommation culinaire. Les Français l’utilisent pour ses propriétés polymères, mélangée à d’autres huiles ou seule dans des résines, solvants, vernis, mastics et autres.


Il a fallu attendre l’année 2010 pour que l’AFSSA donne un avis positif et autorise la consommation de l’huile de lin pur en cuisine, mais sous certaines conditions.

Une traçabilité des lots, de la pression des graines jusqu’au conditionnement, pour optimiser le contrôle de la durée de vie (ne pas dépasser un an, consommation comprise) en est une ;


  • un volume de conditionnement maximal de 250 mL ;
  • un inertage à l’azote avant d’obturer la bouteille ;
  • un conditionnement dans du matériau opaque ;
  • une durée limitée d’utilisation optimale, inférieure à 9 mois.
  • L’AFSSA recommande enfin des mentions d’étiquetage de l'huile de lin pour une information adéquate aux consommateurs :
  • réserver à l’assaisonnement ;
  • ne pas chauffer l'huile de lin ;
  • conserver à l’abri de la chaleur avant ouverture ;
  • conserver au réfrigérateur après ouverture ;
  • ne pas conserver plus de 3 mois après ouverture ;
  • ne convient pas aux enfants de moins de 3 ans.


Nous pourrions nous demander pourquoi toutes ces précautions ? Nous nous en doutons, l’huile de lin est trop instable et peut devenir toxique ou s’oxyder si une de ces conditions n’est pas respectée.


Par contre une fois connues, nous pouvons en consommer et ses apports nutritionnels ne sont pas anodins. Elle est utilisée depuis des temps immémoriaux, au point que nous ne savons pas s’il existe encore sur terre du lin sauvage. Les Egyptiens le cultivaient déjà et connaissaient ses vertus médicinales, Pline l’ancien mentionnait 30 remèdes à bases de graines de lin et la pharmacopée chinoise et ayurvédique l’utilise d’ailleurs toujours. Son utilisation est prescrite pour des maux tels que la constipation chronique (graines), la protection cardiovasculaire (graines et huile), l’athérosclérose (graines), peaux sèche (huile). 


Par contre en 2004, une méta-analyse a démontré que les effets de l’acide alpha-linolénique (oméga 3) provenant de l’huile de graine de lin ne sont pas concluants sur la mortalité associée ou non à une maladie et ne réduirait pas le risque de maladies cardiovasculaires ou d’AVC. De plus l’effet sur le taux de cholestérol est soit nul, soit très modeste, nous constatons les mêmes cas pour le syndrome métabolique et le diabète, que les graines ou l’huile de lin n’ont pas d’effet sur le taux de sucre dans le sang.


48 essais contrôlés avec 36'913 participants et 41 études ont été pratiqués. La conclusion des chercheurs est simple, on ignore si les acides gras oméga 3 alimentaires ou en supplémentation pourrait avoir un effet protecteur cardio-vasculaire, il faudrait effectuer d’autres essais de haute qualité pour pouvoir le démontrer. Par ailleurs, aucune preuve n’indique qu’il pourrait y avoir différents niveaux d’efficacité lorsqu’un oméga 3 provient de poissons ou de plantes, ou lorsqu’ils sont d’origine alimentaire ou prit en supplémentation ou en fonction de la dose ou de la présence d’un placebo. c

Tous les chercheurs ont remarqué que les graines moulues ou sous forme de farine semblent donner de meilleurs résultats que l’huile, même si ceux-ci sont modestes.

En conclusion sur l’huile de lin, nous pouvons en consommer sous réserve de bien la conserver et d’observer les quelques règles citées ci-dessus.



a fr.wikipedia.org/wiki/Huile_de_lin

b www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=lin_huile_graines_ps

c onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/14651858.CD003177.pub2/abstract

 





Santé plus

Céline Bonvin

Thérapeute

www.santeplus.info